Education positive -ou comment élever son enfant avec bienveillance-

Education positive -ou comment élever son enfant avec bienveillance-

Hey 🙂 J’espère que vous allez bien en cette période de confinement.

Aujourd’hui je vais vous parlez d’éducation positive. Vous devez entendre ça un peu partout car ce terme est devenu très en vogue ces derniers temps, mais je trouve que c’est super car cela signifie que les mentalités sont en train d’évoluer vers une éducation plus douce, plus à l’écoute des enfants et de leurs besoins.

Je ne juge en aucun cas les personnes voulant donner une éducation plus traditionnelle à leurs enfants. Avec cet article, je vous parle uniquement de mon point de vue.

*Les illustrations de cet article ont été prises sur internet.

Enjoy 🙂


La base

Je pense que chaque personne aura sa propre définition de ce terme là. Pour moi, l’éducation positive consiste tout simplement à oublier ce que l’éducation traditionnelle à pu nous apprendre jusqu’à présent. Elle se base sur une vision bien plus positive et bienveillante des besoins de l’enfant, sur son bonheur et son épanouissement personnel. Sans rapport de force, de fessés, de punitions, de menaces ou toutes ces choses qui peuvent le rabaisser ou l’humilié. Il s’agit d’« élever » et non « éduquer » l’enfant avec altruisme et respect de ce qu’il veut être et non pas ce que nous, parents, souhaitons qu’il devienne.


Le cerveau des enfants

Les neurosciences

Grâce aux neurosciences, nous avons pu faire de grandes découvertes concernant le cerveau des enfants. Ce qui a pu intensément remettre en question notre façon de chercher à les « éduquer ». Leurs cerveau se façonnent constamment selon le comportement et l’action de leurs parents, et ce, dès leur vie in utero.

Un enfant à un cerveau complètement immature jusqu’à l’âge de 5/6 ans. Cela signifie que le cerveau de l’enfant n’est pas en capacité de gérer et de filtrer ses émotions avant cet âge là. Donc les fameux « caprices » que l’on utilise à tord et à travers pour décrire leur façon d’agir n’est en réalité que le comportement d’un enfant bien trop petit pour réussir à prendre le recul nécessaire pour gérer ce qu’il ressent.

En résumé, un enfant n’est pas capable de canaliser seul ses émotions. Une colère, une angoisse, un moment de tristesse sera donc, tout un monde pour lui. Ne pas comprendre et respecter ses ressentis ne feront que lui faire perdre confiance en lui et le frustrer d’avantage.

Alors oui, nous ne sommes pas morts en recevant des fessés dans notre enfance, ni en étant traité de « méchant » si nous faisions des « bétises ». Mais comment peut-on être sure que ces actes de nos parents n’ont pas pu façonner la manière dont nous nous voyions ? Dont nous voyions le monde et les autres ?

Bien sûr, nos parents pensaient bien faire et je ne leur jette absolument pas la pierre. Cependant, à l’époque, ils ignoraient toutes ces choses que nous savons aujourd’hui. Avec toutes ces connaissances actuelles, je pense qu’il est grand temps de casser les stéréotypes de l’éducation traditionnelle et tenter d’avantage de comprendre ce que l’enfant ressent. Tout simplement en reconsidérant et respectant ses émotions comme celles d’un petit être humain en pleine construction.


Les besoins des enfants

Comme je vous le disait, un enfant est un petit être humain en pleine construction. Et comme tout petit être humain, il possède un grand nombre de besoins. Parmi eux, le besoin inconditionnel de l’amour, de la compréhension et du soutient de ses parents.

Il est important de combler chaque besoin de son enfant, en gardant toujours en tête qu’un besoin n’est jamais forcement inscrit sur la durée. Par exemple, un enfant peut désirer plus les bras pendant une période, ou d’être rassuré le soir mais une fois cette attente comblée, il passera à autre chose et avancera dans son petit cheminement. La clef du succès selon moi, est de vivre au jour le jour. Combien de fois ma fille à manifester un besoin intense de contact ? Résultat ? Elle n’a plus besoin de nos bras pour s’endormir. Une fois son désir comblé, elle à franchit ce cap d’elle-même. C’est en respectant chaque désir de son enfant, et en le comprenant et en l’accompagnant qu’il sera en mesure de gagner en autonomie. Et ce, dans n’importe quel domaine, jeux, régulation de nourriture, lien affectif, sommeil et solitude.


On ne laisse pas pleurer un bébé

Un bébé communique seulement grâce à ses pleurs.

Pleurer pour vous dire qu’il a faim, qu’il s’ennuie, qu’il veut être changé, qu’il est fatigué. Mais aussi, pleurer pour vous dire, qu’il veut être près de vous, qu’il à mal quelque part, qu’il a besoin d’être rassuré, d’être contre votre peau ou de sentir une présence. Par définition, on ne laisse pas un bébé pleurer. Car un bébé n’est pas en capacité de pleurer de façon vicieuse pour obtenir quelque chose.

Quand un bébé hurle, crie, s’époumone, il appelle ses parents. Que se passe t-il si ses parents ne viennent pas ? Il va continuer à pleurer un temps puis, se manifestera de moins en moins. Un enfant qui ne pleure plus peut être un enfant qui n’appelle plus car il saura qu’il n’est pas entendu. Il saura que personne ne viendra. Alors oui, on peut passer des soirées tranquilles devant Netflix avec un bébé aussi coopératif qu’un poupon mais est ce vraiment ce que l’on souhaite ?

Des études récentes nous indique également qu’un bébé qui pleure sécrète une augmentation du taux de cortisol « hormone du stress ». Ce taux de stress, s’il est important, peut rester présent dans le cerveau et en modifier ses structures. Ce qui aura également un impact sur son anxiété à l’âge adulte. Materner son enfant, le porter, le cajoler, produira de l’ocytocine qui est l’hormone du bonheur, de l’apaisement et du bien-être et permettra de créer un lien très fort entre le bébé et ses parents.

Alors oui, ce n’est pas toujours facile d’assister un bébé dans ses pleurs surtout quand on ne connait pas ses raisons mais, il est indispensable d’être présent pour son enfant et de l’accompagner. Et si on est à bout à cause de la fatigue et du stress et que l’on ne se sent plus capable d’être présent pour bébé, on n’hésite pas à déléguer et aller prendre l’air.


Ne pas avoir peur de donner de mauvaises habitudes

Et concernant l’éducation, chacun dit souvent la sienne. Parmi tous les « conseils » que j’ai pu entendre, celui des « mauvaises habitudes » revenaient constamment en boucle. Durant les premiers mois de vie de ma fille et selon ses besoins, je l’endormais souvent dans mes bras, ce qui m’a causé plusieurs critiques de la part de mon entourage … « Mais tu es folle de l’endormir aux bras, elle va s’habituer et sera incapable de dormir seule ». J’avoue avoir eu un doute sur ma façon de faire, doute de courte durée.

J’ai donc tenté de mettre ma fille seule dans son petit lit, en restant à côté et ma surprise ne m’étonna qu’à moitié : pleurs et hurlements jusqu’à ce que je la reprenne dans mes bras. J’ai donc décidé de suivre uniquement mon instinct. Elle avait besoin de mon contact, j’allais donc le combler. Cela a duré quelque temps (on oubli après :D) mais nous avons pu faire taire tout le monde : Ma fille n’a absolument plus besoin des bras pour s’endormir. Je dirais même mieux : Elle ne veut pas être contre moi le soir, elle préfère être seule dans son lit.

Suite à cette mini expérience, je me suis promis de suivre uniquement mon instinct. Et cela a, jusqu’à présent constamment porter ses fruits. Je comble les besoins de mon enfant puis une fois qu’elle sait que nous avons été là pour elle, elle passe à autre chose et gagne en autonomie.

Le cododo (le fait de dormir dans la même chambre que son enfant) est également une pratique assez mal vu et jugée en France. Pourtant, elle est très courante et pratiquée dans d’autres pays. Alors pourquoi juger ? Pourquoi ne pas simplement combler ses besoins en osmose avec ceux de son enfant ?

Je pense qu’il faut tout simplement bannir ces idées de mauvaises habitudes avec un enfant. Sachant que ses envies et ses besoins sont en perpétuelles évolutions.

Rien n’est inscrit dans la durée. Les enfants sont constamment en développement et en construction de leur petit être. Ils peuvent avoir un désir de contact durant un moment et ne plus du tout l’avoir les semaines suivantes. Réclamer ses parents pour jouer et savoir s’occuper complètement seul les jours d’après. La clef, à mon sens, est de vraiment comprendre qu’il n’y a pas de règles : chaque enfant est différent. Chaque étape, épreuve de sa vie, l’est aussi. Et l’accompagner et le soutenir dans chaque épreuve fait parti de notre rôle de parent. Dédramatiser, vivre au jour le jour et surtout, écouter uniquement son instinct.


Mise en pratique

Changer ses idées

Si l’on veut élever son enfant de manière plus sereine et plus positive il faut déjà changer d’optique concernant tout ce que l’on sait de l’éducation traditionnelle. Et pour cela, il faut bannir complètement le schéma actuel comme quoi le petit enfant doit nous « obéir » à nous, adultes. Effacer donc de son esprit le fameux « rapport de force » qu’il nous viendrait naturellement de faire subir à son enfant. Le forcer à manger, dormir, jouer, prêter ses affaires, être sage, obéir, dire bonjour… Et tant d’autres choses que nous pouvons leur imposer sans leur laisser le choix. Par les menaces, les sanctions, les frustrations et la peur. En agissant de la sorte nous pouvons certes, avoir (par force) un enfant sage comme une image. Mais derrière cette gentillesse forcée se cachera également peut être un enfant effacé, qui n’ose pas faire les choses par peur d’être rabaissé ou grondé.

N’importe quel humain ayant souffert durant son enfance donnera un adulte anxieux de base. Quand on sait que le stress est la maladie du siècle, inutile de compter le nombre de personne ayant pu être frustré, froissé, privé, rabaissé durant leur jeunes années.

Un enfant à une soif innée de découverte. Soif que l’on peut éteindre petit à petit en le forçant à rester dans son coin sans profiter des choses. Pour ne pas casser, crier, salir ou que sais-je. Mais un enfant a besoin de courir, de prendre, de toucher et d’exprimer ce qu’il ressent. Aller à l’encontre de tout ça serait tout simplement le priver d’être pleinement lui-même.

Cassons les stéréotypes de l’enfant qui doit obéir en nous mettant à la place d’un petit être voulant découvrir tout ce qui l’entoure. Pas comme un adulte ayant du vice, cherchant à provoquer, voulant salir, casser et jeter les choses non… Arrêtons de les considérer comme des adultes miniatures et prenons les pour ce qu’ils sont : tout simplement des enfants en leur enseignant à être heureux plutôt que parfaits.


Être exemplaire

Les principaux repères d’un enfant sont ses parents. Un enfant aura toujours tendance à imiter (inconsciemment ou non) le comportement de ses parents à moins que celui ci en soit traumatiser. Voilà pourquoi il est fondamental d’agir avec son enfant de la façon dont on voudrait qu’il agisse avec nous.

Plus l’on sera bienveillant et empathique avec son enfant, plus il apprendra à l’être avec les autres. Plus ses besoins seront comblés, plus il gagnera en autonomie. En le soutenant dans ce qu’il fait de bien plutôt qu’en le rabaissant sur ce qu’il fait de mal, nous boostons sa confiance en lui et son assurance. Plus on agira avec lui avec sérénité et positivité plus il apprendra a être serein et positif à son tour.

Tout comme nos enfants, nous ne pouvons être des parents parfaits. Nous aussi nous pouvons craquer et être impatient, les envoyer bouler pour peu que nous soyons sur les nerfs.. Dans ces cas là, on respire, on va s’excuser auprès de nos enfants pour notre comportement déplacé et on leur apprend de ce fait, à se remettre en question.

Un enfant ayant subit des violences aura tendance a être violent que ce soit physiquement ou par les mots. Idem pour un enfant ayant été souvent rabaissé aura tendance à agir souvent dans un rapport de force avec les autres. Car ce sera pour lui, sa façon de communiquer. Voilà pourquoi, l’éducation de nos enfants est d’une importance capitale : elle détermine, en grande partie, ce qu’ils seront plus tard.


Etablir ses règles

Malgré les préjugés et ce que l’on peut croire, être bienveillant et avoir de l’empathie pour son enfant ne signifie en aucun cas lui laisser faire n’importe quoi. C’est juste adapter son comportement connaissant l’immaturité de son cerveau et son incapacité à gérer tout ce qu’il ressent. Nous sommes capable d’établir les règles que l’on souhaite avec fermeté et non autorité. Il ne s’agit pas d’être trop laxiste mais surtout d’expliquer les choses à son enfant. Lui donner les opportunités de comprendre et de réparer ses erreurs. Le but est de le responsabiliser et de l’emmener à trouver des solutions à ce que nous qualifions comme gestes déplacés.

En aucun cas chercher à le soumettre ne pourra lui apporter de bons réflexes. A contrario, le jeu, la motivation et l’expression de ses sentiments peuvent permettre à l’enfant de s’auto-corriger. Lui faire comprendre que son comportement peut faire du mal ou de la peine à autrui (sans le rabaisser pour autant) peut parfois suffire à ce qu’il prenne conscience de ses actes.

A nous de trouver, ce qui marche avec nos enfants, selon leurs caractères pour les booster à donner le meilleur d’eux même. De fixer les limites et d’emmener les enfants à les suivre sans soumission. D’user de patience, d’humour et de beaucoup de légèreté.


S’inspirer des autres

En France, nous sommes souvent vieux jeu sur pas mal de sujets. La maternité, l’allaitement et l’éducation en font parti.

Enormément de pays dont les pays Scandinaves usent de l’éducation positive depuis de nombreuses années. Le résultat est que ces pays sont ceux où l’on vit le plus heureux. Les gens s’y sentent biens, leurs rapports avec les autres sont biens plus simples et sains que ceux que l’on possède en France. Et surtout ils possèdent, selon eux, une grande notion du respect et de positivité. Avouons que cela est plutôt attirant non ? 🙂


Ne pas s’oublier

N’oublions pas que pour être des parents heureux et épanouis il faut penser également à son propre bien être. La famille est une entité composée de plusieurs unités. Les parents en font parti. Pour qu’une famille soit heureuse, il faut que chacune de ces unités y trouve son compte. Que chacune de ces unités comble ses propres besoins et suive ses propres envies. Idem pour la maison. Chacun y vit, donc c’est normal que chacun doit en prendre soin. N’hésitez pas à responsabiliser vos enfants en leurs donnant des tâches (selon leur âge bien sur) pour comprendre qu’ils doivent prendre soin du cocon que nous partageons tous ensemble.


En conclusion

Ma fille approche de ses 1 an. Je n’ai pas encore eu droit aux colères, à la période du « non » ou à quelques crises que ce soit. Vous pouvez peut être vous dire que c’est pour ça que je parle d’éducation de manière si légère mais détrompez-vous. Je n’ai pas peur de l’avenir et de toutes les futures épreuves à passer. Ni de ses changements de comportements pour façonner son futur petit être. Je prends plaisir à déjà lui expliquer pas mal de choses, à rire de ses bêtises avec elle mais à faire preuve de fermeté si elle cherche à dépasser ses limites. Toujours avec le sourire. Et pour le reste, ma conscience concernant son développement et ma patience m’aideront sans doute à franchir toutes les étapes avec brio. Pour lui donner le meilleur de moi même pour qu’elle puisse donner elle aussi le meilleur d’elle même.

Je vous conseille 2 super livres pouvant vous donnez pas mal d’astuces pour mener l’éducation de vos enfants avec le plus de bienveillance et de légèreté possible.

Et vous ? Comment élevez-vous vos enfants ? Dans la positivité ou plutôt de façon « traditionnelle » ?

A très bientôt 🙂

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2 Comments on “Education positive -ou comment élever son enfant avec bienveillance-

  1. Je viens de terminer la lecture et vraiment en un mot : Bravo !👏🏻👏🏻 Bravo pour cet article, vraiment,il est indispensable,et vraiment excellent,et je suis certaine que tu auras pu éclairer celle et ceux qui ne sont pas encore vraiment au point sur l’éducation positive. Vraiment ,je te tire mon chapeau,sans doute l’une des meilleures explications sur l’éducation positive que j’ai pût lire dernièrement ! Lorsqu’on lis ton article on prend toute la porté de la chose, l’importance de cette éducation, et puis pour ceux comme nous qui pratiquons l’éducation positive et bien ton article nous rien si fières ,car tes mots si juste, nous prouve que l’on est sur le bon chemin,que l’on arrivera à affronter ,comme tu le dit si bien l’avenir,les changements de nos petits coeurs,avec de l’amour,de la compréhension,de la fermeté quand il en faut. À qui me demandera ce qu’est l’éducation positive je répondrai « aller lire l’article de ichi-co,tout y est  » voilà ma belle ,encore un fois bravo, tes articles sont si vrai et surtout tellement nécessaire!

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