Être maman en 2020 ; Ce que j’aurai aimé savoir…

Être maman en 2020 ; Ce que j’aurai aimé savoir…

Je ne sais pas trop comment commencer cet article. Je n’ai pas fais de plan, je ne sais pas non plus comment le structurer un minimum.

J’ai juste décidé de laisser mes pensées noter les mots au fur et à mesure et tant pis si cela ne sonne pas toujours juste.

Avant d’être maman, il y a beaucoup de choses que j’ignorai, bien entendu, déjà à savoir comment m’occuper d’un enfant et répondre à tous ses besoins. Au fur & à mesure du temps, j’ai appris, à répondre aux attentes de ma fille, au maximum. Parfois en faisant des erreurs ou en étant peu sûre de moi.

Mais il y a certains aspects de la vie de maman qui, aujourd’hui, 18 mois après la naissance de ma vie, m’horripile intensément. Et c’est tous ces aspects là dont j’aimerais parler ici avec vous. Non pas avec la prétention de vouloir changer les choses ou les mentalités. Peut être simplement que donner son avis, ses pensées, peuvent parfois aider à se questionner, se remettre en question et évoluer tous ensemble.

Je parlerai déjà de l’aspect médical qui, entant que maman d’une grande prématuré, m’a mis une pression supplémentaire sur les épaules dont je n’avais absolument pas besoin.

*Les photos de cet article ont été prises sur internet.


Le monde pédiatrique

Je ne cracherai jamais sur les pédiatres qui, selon moi font un incroyable travail. Seulement voilà, quand votre bébé nait à 1,615kg et 37cm il est sure que nous sommes loin voir très loin des courbes de poids de naissance « normales ». Et c’est tout à fait logique quand on nait avec autant d’avance. Mais c’est justement le mot « normal » qui me dérange à un stade extreme.


La « normalité« 

Qu’est ce que la normalité ? Selon les pédiatres, être dans ses courbes, de taille et de poids et si possible, être un petit peu au dessus de la moyenne de ses courbes. Être bien « avancé » en terme de motricité. Mais surtout, répondre oui à tout un QCM de choses à faire au bon moment. L’enfant doit à tout prix lever la tête à tel âge, s’asseoir à tel âge, dire ses premiers mots à tel âge… Alors oui, je conçois qu’il faut un minimum avoir une « norme » à respecter pour se donner une idée et surtout détecter un retard ou soucis éventuel chez un bébé.

Mais si un enfant à un autre rythme et décide de s’asseoir à 7 mois plutôt qu’à 6 où est le problème ? Pourquoi mettre la pression aux parents si une acquisition prend un peu plus de temps à s’installer chez un enfant ?

Autant vous dire que pour notre cas, la pression médicale a été d’autant plus forte. Notre fille avait, selon les médecins, un retard très important à rattraper. Elle s’est retourné pour la première fois à 6 mois, ce qui était très tard pour les médecins, mais très gratifiant pour nous, en tant que parents. Car malgré tout ce qu’elle avait à rattraper, elle avançait, à son rythme certe, mais elle avançait.


La pression médicale

Je ne vous ferai en aucun cas la liste de tous leurs dires qui auraient pu me faire penser que ma fille était fainéante. Qu’elle aurait besoin peut être d’hormones de croissance (A cet âge là…). Qu’elle avançait « à 2 à l’heure »… Toutes ces phrases qui m’ont fait me remettre constamment en question en tant que maman. Douter de ce que j’apportais à ma fille. De son alimentation. De son rythme de vie. Et parfois, dans mes moments les plus noirs, douter d’elle même et du fait qu’elle ne rentrerai pas dans les « normes ».

Quand son bébé nait à terme, dans les courbes, je pense qu’il est difficile d’imaginer tout ça. A partir du moment où son enfant répond à cette normalité pédiatrique. Mais si par malheur, l’enfant ne rentre pas dans les bons chiffres, tout est constamment remis en question.

Dès que ma fille est née, on m’a parlé de % de chances qu’elle ne parlerai jamais, qu’elle ne marcherai jamais… Pourquoi faire ça ? Pourquoi ne pas laisser les choses aller à leur rythme ? Infliger dès le départ une telle pression aux parents ne devraient pas être permis.

Des chiffres et des courbes

Voici le premier point intense que je n’aurai jamais imaginé en tant que maman. D’aller voir les médecins la boule au ventre. Espérer plus que tout que ma fille prenne plus de 2cm par mois ou plus de poids. Pour n’entendre aucunes remarques. Pour qu’une fois dans ma vie, je puisse entendre, qu’elle est parfaite telle qu’elle est. Que tout ce quelle à accompli dès le départ est juste incroyable. Qu’avoir pris plus de 8kg et 40cm en 18mois est formidable. Plutôt que de me dire qu’elle aurait du prendre 8kg5 et 45cm à la place. Qu’on arrête de me parler de tous ces chiffres.

Qu’on me demande comment elle vit, comment se déroule son quotidien. Est ce qu’elle à l’air heureuse et comblée. Comment est son caractère. Qu’on s’intéresse à ses petits exploits. Pas seulement à ses fichus chiffres.

Je ne crache sur aucun pédiatre. Je pense qu’ils sont malheureusement un peu tous formatés aux courbes et aux tableaux. Mais qu’ils passent souvent à côté de l’essentiel.


Relâcher la pression

Cela m’a pris du temps. Beaucoup de temps. J’ai eu également besoin d’aide. De mon conjoint, de mes parents, de mes amis. Pour me répéter que ma fille était très bien même si les chiffres ne suivaient pas. Ce que j’ai toujours su. Même si parfois, mes doutes prenaient beaucoup de place. Trop de place.

Aujourd’hui, j’apprends à n’écouter qu’à moitié. Garder le positif en tête et à jeter le reste à la poubelle. A faire confiance à ma fille. A mon instinct de maman. J’apprends à laisser tomber les chiffres et oublier les dernières pages du carnet de santé.

J’ai une petite fille de 18 mois juste incroyable. A sa façon. Comme n’importe quel enfant. Elle fait des choses en plus que certains, des choses en moins que d’autres. Et c’est très bien comme ça. Je ne la veut pas parfaite. J’accepte qu’elle prenne son temps pour entrer dans la norme auquel elle devrait appartenir depuis tant de temps. Oui elle est petite et menue. Non pas car je l’alimente mal. Non pas car elle est fainéante de rattraper son retard. Elle est petite et menue car c’est juste comme ça qu’elle DOIT être. Pas car elle est ancienne prématurée, mais peut être tout simplement car c’est ainsi que la nature la faite.

Et qui à dit que les choses étaient déjà figées à 18 mois de vie ?


La guerre des mamans

Deuxième et dernier point que j’aborderai ici. Et pas des moindres.

La guerre des moms. La compétition des enfants que j’ai abandonné avant même de l’avoir commencer. Cette satisfaction personnelle qu’on certaines de clamer haut et forts les exploits de leur enfant. Comme si c’était une course et que la médaille du meilleur sera attribué à la fin. A la fin de quoi d’ailleurs ? On ne sait pas. Car je ne sais pas à quel âge cette compétition d’enfants prend fin. La seule chose que je sais c’est que la bêtise des parents semble grandir en même temps que leurs kids.


La compétition des enfants

Je n’affiche pas le visage de ma fille sur les réseaux. Je ne dénigre en aucun cas ceux qui le font, chacun est libre. J’ai aussi eu tendance, à afficher des vidéos de ses premiers pas, ce ses petits exploits parfois. C’est ok avec ça.

Mais d’étaler la vie de ses gosses en voulant persuadé le reste du monde qu’ils sont plus évolués que d’autres je n’y arrive pas.

Concrètement, il n’y a que deux cas de figure je pense.

Soit on rentre dans le game. On compare son enfant et on veut prouver à la planète entière qu’il est plus fort, plus grand, plus dégourdi que les autres. Soit on s’en fou de ça au complet.

Mais honnêtement, pour les mamans parfaites qui pensent leur enfant mieux que les autres : A quoi cela rime ?

Pensez vous que les bébés auront un CV avec écrit à quel âge ils ont marché ? A quel âge ils ont parlé ? Compté ? Appris les couleurs ? NON. Malheureusement pour vous.

Vos enfants sont des enfants. Pas des surhumains. Et si ils excellent peut être dans certains domaines, ils seront moins forts à côté d’autres enfants dans d’autres domaines. La perfection n’existe pas. C’est comme ça. Il n’y a pas d’enfants parfaits. Ni mamans et papas parfaits. On a tous mais absolument tous des failles.

Alors par pitié, arrêtez. Arrêtez de comparer les enfants entre eux. Ils auront largement le temps de se comparer plus tard.

Arrêtez de dénigrer ceux qui ont, selon vous, du retard par rapport à votre enfant. Ils ont certainement d’autres forces dans d’autres domaines.

Arrêtez de valoriser votre enfant au point de le penser parfait et carrément au point de penser qu’il ne peut PAS faire des choses mauvaises. Nous sommes tous capables d’en faire.

Je connais beaucoup de bébés extra autour de moi. Je ne saurai dire qui est « en avance » ou « en retard ». Car chacun à son rythme. Et c’est ça qui est fabuleux. Je trouve que les choses seraient tellement ennuyeuses si tous les bébés étaient formatés à faire tous les mêmes choses au même moment.


Vivre & laisser vivre

Ma devise de vie. Surtout en ce qui concerne les enfants.

Tout simplement car chacun à son rythme. Comme nous, adultes.

Et la société a souvent tendance à considérer les enfants comme des mini adultes mais non. Les enfants sont en perpétuelle évolution. Leurs rythmes changent constamment. Un enfant qui à, selon la société « du retard » peut se retrouver « en avance » quelques mois plus tard. Rien n’est figé.

Et je n’imagine même pas la guerre des moms arriver à la maternelle.. Je pense que je vais bien rire à les regarder toutes comparer leurs enfants en voulant prouver que le leur est plus évolué. Cela me fait de la peine, surtout pour les enfants qui seront déjà en comparaisons constante avec les autres.

Il est dommage de ne pas s’entraider plutôt que de dénigrer les autres mamans. Chacune fait de son mieux. Il n’y a pas de méthode universelle, il y a autant de méthode que de parents et que d’enfants. Et je reste infiniment persuadé que c’est le partage des différences qui peuvent nous faire nous remettre en question et évoluer sur certains points.

Avec mes amis les plus proches, j’adore parler d’éducation. Du développement de nos bébés. Mais en aucun cas pour se comparer, au contraire. Parfois juste pour se donner des idées, échanger, tenter de nouvelles méthodes, se conseiller.

Et je m’éloigne des autres, de cette gueguerre des moms. Car la plupart du temps, en plus, elles ne sen rendent même pas compte, qu’elles sont en perpétuelle comparaison et valorisation de leur progéniture. C’est triste. Surtout pour les enfants.


Le bonheur en seul objectif

Je finirai cet article freestyle sur ces derniers points :

Un enfant n’a pas besoin d’être plus grand, plus gros que les autres pour être beau.

Un enfant n’a pas besoin d’être plus dégourdi pour être intelligent.

Il sera exceptionnel même si il ne rentre pas dans les courbes, même si ne marche pas à 12 mois, s’il ne s’assoit pas à 6 mois.

Un enfant sera exceptionnel à partir du moment ou il grandi avec des parents aimants qui l’élève selon leurs valeurs. Avec leurs forces et leurs faiblesses.

Il sera exceptionnel à partir du moment où il sera heureux & bien dans ses tennis. Le reste n’a pas d’importance.

Être maman est déjà assez compliqué comme ça, si en plus on doit subir la pression des unes et des autres, non merci.

Alors continuez toutes, si vous le souhaitez, à chercher à apprendre vite des choses à vos enfants pour les valoriser sur vos story insta, moi je vais regarder ma fille danser devant Cocomelon 😀

Et oui, cocomelon c’est un dessin animés de bébé… « Elle regarde encore ça ta fille ? » OUI OUI OUI et elle en plus elle regarde l’écran de la télé avant d’avoir 3 ans…. OOPS

#mamanimparfaite

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6 Comments on “Être maman en 2020 ; Ce que j’aurai aimé savoir…

  1. Poupette est une véritable warrior, elle revient de très loin. Elle évolue à son rythme et c’est très bien comme ça. Le plus important c’est qu’aujourd’hui c’est une enfant épanouie et pleine de vie.

    Concernant la « Gueguerre des Moms » je n’ai jamais vraiment compris le principe. Pourquoi? On dirait qu’elles ont besoin de se prouver quelques choses. Alors qu’elles ont déjà la chose la plus précieuse au monde. Un enfant.
    J’ai laissé tomber quand j’ai eu à faire à ce genre de « Battle ».  » La mienne fait ci et puis ça. Et la tienne ? » Mais qu’est-ce qu’on s’en fiche. Personnellement je n’envie personne, je me consacre entièrement à ma fille, elle sera peut être mieux que certains dans des domaines et moins bien dans d’autres. Je ne la compare pas puisque je me contente de ce qu’elle fait. Elle progresse tous les jours.
    Et puis même si un enfant fait mieux que la mienne. Et alors ? Ce n’est pas grave. On apprend tout au long de sa vie.
    Chaques enfant est différent, il y en a qui vont être plus dégourdie, avoir une meilleure élocution, être à l’aise en motricité. Mais peu importe chaque enfant est exceptionnel à sa façon.

  2. J’adore ton article , c’est tellement réel moi je n’ai pas encore d’enfant et de voir et lire tout ça tu prends un claque même si quelque part tu es déjà au courant ! 🥰

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